Psychologue ou coach en bien-être : quelles différences ?
Psychologue ou coach bien-être :
quelles différences ?
Publié le 13 janvier 2026
Le psychologue
Le titre de psychologue est un titre réglementé.
Pour porter ce titre, il est nécessaire de :
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Être titulaire d’un diplôme universitaire de niveau master (RNCP niveau 7) en psychologie ;
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Avoir suivi un parcours académique exigeant, incluant des enseignements théoriques, méthodologiques et des stages supervisés ;
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Être inscrit au Registre Partagé des Professionnels de Santé (RPPS).
Le psychologue est formé à :
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L’évaluation clinique et psychopathologique,
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La compréhension du fonctionnement psychique,
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L’accompagnement de la souffrance psychique,
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La prise en charge des troubles psychologiques, dans un cadre éthique, déontologique et scientifique strict.
Lorsqu’il est également psychothérapeute, l’usage de ce titre est réglementé par la loi (loi du 9 août 2004 et décret de 2010).
Il est réservé aux professionnels ayant validé une formation spécifique en psychopathologie et inscrits sur les registres officiels.
Le psychologue travaille avec la complexité, la vulnérabilité, les conflits internes et les limites humaines, sans injonction à aller mieux, ni à se transformer à tout prix.
Le coach en bien-être
Le terme de coach n’est pas un titre réglementé.
La formation des coachs est le plus souvent :
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Issue d’écoles privées,
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De durée variable,
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Non académique dans la majorité des cas,
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Parfois reconnue à un niveau RNCP 6 (niveau licence), sans formation universitaire en psychologie clinique.
Le coach en bien-être intervient principalement dans :
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L’atteinte d’objectifs,
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La motivation,
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Le changement de comportements,
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Le développement personnel.
Un coach ne fait pas de thérapie : il ne pose pas de diagnostic, n’évalue pas la psychopathologie et n’a pas vocation à accompagner une souffrance psychique durable ou un trouble psychologique.
Le développement personnel : une logique à interroger
Le développement personnel s’inscrit dans une logique particulière :
celle d’un libéralisme appliqué à l’être humain, où l’individu est sommé de se développer, de s’optimiser, de s’adapter.
Cette approche repose souvent sur une injonction implicite : si ça ne va pas, c’est qu’il faut encore “travailler sur soi”.
Or, cette logique tend à invisibiliser :
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Les déterminants sociaux,
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Les contraintes environnementales,
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L’histoire personnelle,
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Et la réalité de la souffrance psychique.
Là où le coaching vise l’objectif, l’adaptation et la performance individuelle, la psychologie clinique offre un espace pour comprendre, élaborer et traverser ce qui fait souffrance, sans faire porter à la personne la responsabilité morale de ses difficultés.
En résumé
Avant de choisir un professionnel, il est essentiel de se poser quelques questions simples :
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Ai-je besoin d’un espace thérapeutique ?
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Suis-je confronté à une souffrance psychique, un mal-être durable, des symptômes ?
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Ou ai-je un objectif de changement ou d’optimisation personnelle ?
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Le professionnel que je sollicite est-il réellement compétent pour m’aider face à ce que je traverse ?
Conclusion
Avant de chercher à aller mieux, encore faut-il s’assurer que le professionnel que l’on consulte est réellement compétent pour accompagner la souffrance que l’on vit.
Dans une société qui valorise l’injonction à se développer, il est d’autant plus important de se demander si l’on a besoin d’un objectif à atteindre… ou d’un espace thérapeutique pour comprendre et traverser ce qui fait souffrance.
