Se recentrer grâce aux mandalas : un voyage universel vers l’ancrage
Se recentrer grâce aux mandalas :
un voyage universel vers l'ancrage
Publié le 7 décembre 2025
Quelle que soit sa forme – sable coloré au Tibet, dessin géométrique en Inde, roue médicinale chez les Amérindiens ou vitrail gothique en Europe – le mandala invite toujours au centrage : il part du chaos du monde pour conduire vers un centre intérieur stable.
Sur le plan psychologique, Carl Gustav Jung voyait dans le mandala la représentation spontanée du Soi, cette part profonde et équilibrante de la psyché. Il l’utilisait comme outil thérapeutique, observant qu’en période de désorganisation émotionnelle, ses patients tendaient spontanément à tracer des formes circulaires.
Un support pour la pleine conscience
Dessiner ou colorier un mandala, c’est avant tout une expérience sensorielle.
Le geste se fait lent, régulier, attentif. Le regard suit les contours, les symétries, les nuances. L’esprit se calme, la respiration s’accorde au rythme de la main.
L’attention se détourne des pensées automatiques pour se poser sur le moment présent : la couleur qui s’étale, le crayon qui glisse, la forme qui se construit.
Cet engagement total dans l’instant — sans jugement, sans attente de résultat — correspond à ce que la pleine conscience vise à cultiver : être là, simplement, dans ce que l’on fait.
Le mandala devient alors un point d’ancrage : un espace où le mental peut s’apaiser et se réorganiser autour d’un centre symbolique, tandis que le corps retrouve sa place, son souffle, son rythme.
C’est un moment où l’on cesse de vouloir “réussir” quelque chose, pour simplement habiter le geste.
Et c’est souvent dans cette simplicité que naissent la détente, la clarté et le recentrage.
Alors, la prochaine fois que vous saisirez vos crayons ou que vous contemplerez une rosace, souvenez-vous : ce geste ancestral, commun à tant de cultures, n’a rien d’anodin.
Il relie la main à l’esprit, le dehors au dedans, et nous rappelle qu’au cœur du mouvement, il est toujours possible de revenir au centre.
