La formation continue : une nécessité déontologique pour le psychologue
Deux axes se dégagent clairement de ce principe :
1. Ne pas intervenir en dehors de son champ de compétence
L’exercice de la psychologie est vaste et recouvre des pratiques très diversifiées : psychologie clinique, psychologie du travail, neuropsychologie, TCC, thérapies de soutien, etc.
Chaque psychologue est formé dans un champ spécifique, et il a la responsabilité de ne pas intervenir lorsqu’il ne possède pas les compétences nécessaires.
Cela implique de savoir reconnaître ses limites, de pouvoir réorienter un patient si la demande dépasse son champ d’expertise, et de rester lucide face aux pressions extérieures (institutionnelles, familiales, sociales).
Refuser d’intervenir lorsqu’on n’est pas formé n’est pas une faiblesse : c’est un gage de sérieux, de prudence et de respect du code déontologique.
2. Actualiser et enrichir régulièrement ses connaissances
La psychologie est une discipline vivante, en constante évolution. Les connaissances scientifiques progressent, de nouvelles approches thérapeutiques apparaissent, d’autres sont révisées ou abandonnées.
Rester psychologue, c’est accepter que la formation initiale ne suffit pas. La compétence s’entretient dans le temps :
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Par la formation continue (séminaires, spécialisations, diplômes complémentaires) ;
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Par la lecture scientifique et professionnelle ;
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Par la participation à des congrès et colloques ;
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Par le travail en réseau et les échanges entre pairs.
Cet effort d’actualisation des connaissances n’est pas seulement une obligation éthique : c’est aussi une nécessité clinique, car il permet de proposer des interventions à jour, fondées sur les données actuelles de la science.
La formation continue s’articule avec d’autres dimensions essentielles de la pratique du psychologue :
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La supervision, qui garantit un regard extérieur et critique sur les situations rencontrées ;
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L’ancrage, qui permet au psychologue de rester aligné avec ses propres valeurs et sa posture professionnelle ;
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La prévention du traumatisme vicariant, indispensable lorsqu’on accompagne des personnes en grande souffrance.
Ces quatre piliers forment un socle éthique et professionnel qui assure à la fois la protection du patient et la qualité du travail du psychologue.
En conclusion :
La formation continue n’est pas une option : c’est une responsabilité, un engagement et une exigence déontologique. C’est ce qui permet au psychologue d’exercer avec prudence, discernement et impartialité, comme le stipule le code. En s’inscrivant dans une démarche de formation tout au long de la vie, le psychologue honore sa mission : offrir un accompagnement humain, rigoureux et toujours actualisé.
