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Journée mondiale de
la schizophrénie

Journée mondiale de
la schizophrénie
Publié le 18 mars 2026

Une maladie complexe, loin des idées reçues

Contrairement à une croyance très répandue, la schizophrénie ne correspond pas à un « dédoublement de la personnalité ».
Il s’agit d’un trouble qui affecte principalement :

  • La perception de la réalité

  • Les pensées

  • Les émotions

  • Et les interactions sociales

Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, mais on retrouve généralement :

  • Des symptômes dits positifs (hallucinations, idées délirantes)

  • Des symptômes négatifs (retrait social, diminution de l’expression émotionnelle, perte d’élan)

  • Des troubles cognitifs (attention, mémoire, organisation)

Cette diversité de manifestations explique pourquoi la schizophrénie est parfois difficile à identifier et à comprendre.

L’importance du regard que l’on porte

L’un des enjeux majeurs autour de la schizophrénie est la stigmatisation.

Les personnes concernées sont encore trop souvent perçues comme dangereuses, imprévisibles ou incapables.
Ces représentations ont des conséquences concrètes :

  • Retard dans la demande d’aide

  • Isolement social

  • Difficultés d’insertion

  • Souffrance psychique majorée

Or, dans la grande majorité des cas, les personnes atteintes de schizophrénie sont avant tout vulnérables, et ont besoin d’un environnement sécurisant et compréhensif.

Comprendre la schizophrénie avec le modèle TCC

Les thérapies cognitivocomportementales (TCC) proposent une lecture intéressante de la schizophrénie, en s’intéressant non seulement aux symptômes, mais aussi au sens que la personne leur donne.

1. Le rôle des interprétations

Par exemple, entendre une voix peut être vécu de différentes façons :

  • Comme une menace

  • Comme une présence rassurante

  • Comme un phénomène incompréhensible

Ce n’est pas seulement l’expérience en elle-même qui génère la souffrance, mais l’interprétation qui en est faite.

Les TCC vont donc aider la personne à :

  • Questionner certaines croyances

  • Développer des interprétations alternatives

  • Diminuer l’impact émotionnel des symptômes

2. Le cercle de maintien

Comme dans d’autres troubles psychiques, certains mécanismes peuvent entretenir les difficultés :

  • Évitement social

  • Hypervigilance

  • Isolement

  • Ruminations

Ces stratégies, compréhensibles, peuvent paradoxalement renforcer la détresse.

Le travail thérapeutique consiste alors à :

  • Identifier ces cercles de maintien

  • Expérimenter progressivement d’autres façons de faire

  • Restaurer un sentiment de contrôle

 3. Redonner du pouvoir à la personne

Un point central des TCC est de considérer la personne comme actrice de son rétablissement.

Même en présence de symptômes persistants, il est possible de :

  • Retrouver des activités significatives

  • Améliorer la qualité de vie

  • Développer des stratégies d’adaptation

L’objectif n’est pas uniquement la disparition des symptômes, mais aussi le mieux-être au quotidien.

Le rôle du repérage précoce

Plus la prise en charge est précoce, plus les perspectives d’évolution sont favorables.

Certains signes peuvent alerter :

  • Retrait social progressif

  • Difficultés de concentration

  • Modification des perceptions

  • Discours inhabituel

Un accompagnement rapide permet souvent de :

  • Limiter l’intensité des symptômes

  • Éviter certaines ruptures (scolaires, sociales, professionnelles)

  • Soutenir la personne et son entourage

Accompagner autrement

Parler de schizophrénie, c’est aussi rappeler que chaque parcours est singulier.

Derrière le diagnostic, il y a :

  • Une histoire

  • Des ressources

  • Des fragilités

  • Et des possibilités d’évolution

  En tant que professionnels, proches ou citoyens, nous pouvons contribuer à :

  • Écouter sans juger

  • Informer avec justesse

  • Encourager l’accès aux soins

  • Favoriser l’inclusion

 

En conclusion

La schizophrénie n’est pas une fatalité.
C’est un trouble complexe, qui nécessite compréhension, accompagnement et nuance.

Changer notre regard, c’est déjà participer au soin.

Le soin de soi se construit dans les petites choses du quotidien.

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